Je dis que je vais les emmener. Çafera du bien de partirpeu


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«lui tendais mon mouchoir. "Ce n'est pas grave, ajouta-t-elle en se forçant

à sourire, ce n'est pas grave... Je reste près de toi parce que je n'ai pasé de meilleure idée. Je me suis mal organisée pour une fois. Moi quiévois toujours tout, là, je... Je me suisé déborder, on dirait." Elle souriait en pleurant.

« J'ai tapoté sa main. C'était fini. J'étais là. Je n'étais avecd'autre. Personne. C'était fini. C'était fini...

«avons bu nos cafés en commentant le mauvais goût de la décoration et lesdu patron.

« Deux vieux amiscouverts de cicatrices.

« Nous venions de soulever une grosse pierre et de la laisser retomber aussitôt.

«'était trop affreux ce qui grouillait là-dessous.

« Ce soir-là, dans le noir, j'ai pris Suzanne chastement dans mes. Je ne pouvais pas faire plus.

«fut pour moi une nouvelle nuit blanche. Aude me rassurer, ses aveux m'avaient complètement ébranlé. Il fautque j étais si mal à cette époque. Si. Si mal. Tout m ecorchait. Je mevraiment dans une situation affligeante : j'avais perdu celle que'aimais et venais de comprendre que j'avais aussi esquinté l'autre. Quel... J'avais perdu l'amour de ma vie pour rester avec une femme qui ne mepas à cause de son fromager et de son charcutier. C'était. C'était du sabotage. Ni Mathilde,Suzanne n'avaient mérité ça. J'avais tout raté. Jamais je ne m'étaisaussi misérable...

« Les médicaments ne devaient rien arranger non plus, c'est sûr, mais si j'avais étécourageux moi aussi, je me serais pendu cette nuit-là.sa tête en arrière pour finir son verre.

Mais Suzanne ? Elle n'est pas malheureuse avec vous...

Tu crois ? Comment tu peux dire unepareille ? Elle ta ditétait heureuse ?

Non. Pas comme ça. Ce n est pas ce qua dit mais elle me laé entendre... De toute façon, ce n est pas le genre de femme à se poser unpour se demander si elle est heureuse...

Non, ce n est pas le genre en effet... C'est là sa force,'ailleurs. Mais, tu sais, si j'étais si malheureux cette nuit-là, c'étaità cause d'elle. Quand je vois ce qu'elle est devenue... Si dadame, si... Et si tu avais vu quel morceau de fille c'était quand je l'aiée... Je ne suis pas fier de moi, non, vraiment, il n'y a pas de quoi. Je l'ai étouffée. Je l'ai fanée. Pour moi, elle a toujours été celleest là. Dans les parages. Sous ma main. Au bout du fil. Avec les enfants.la cuisine. Une espèce de vestale qui dépensait l'argent que je gagnais ettourner notre petit monde dans le confort et sans se plaindre. Je ne'ai jamais vue plus loin que le bout de mon nez.

« Lequel de ses secrets ai-je essayé de percer ? Aucun. L'ai-je jamais questionnée sur, son enfance, ses souvenirs, ses regrets, sa lassitude, notre vie charnelle, ses espoirs déçus, ses rêves

? Non. Jamais. Rien. Rien ne m'intéressait.

N'en faites pas trop non plus, Pierre. Vous ne pouvez pasprendre sur vos épaules. L'autoflagellation a ses charmes, mais quandême... Vous n'êtes pas très crédible en saint Sébastien, vous savez...

C'est bien, tu ne me passes rien. Tu es ma petitepréférée. C'est pour ça que ça'ennuie deperdre. Qui me volera dans les plumes quand tu ne seras plus là ?

Nous déjeunerons ensemble de temps en temps...

Tu me le promets ?

Oui.

Tu dis ça et puis tu ne le feras pas, j'en suis sûr...

Nous fixerons un rite, le premier vendredi de chaque moisexemple...

Pourquoi le vendredi ?

Parce que j'aime le bon poisson ! Vous m'emmènerez dans de bons restaurants, n'est-ce pas

?

Les meilleurs !

Ah ! J'en suis fort aise... Mais dans longtemps...

Longtemps ?

Oui.

Quand ?

Bien. Je patienterai.

remuais une bûche.

Pourrevenir à Suzanne... Ce côté si

comme vous dites, vous n'y êtes pour

et heureusement. Il y a quand même des

qu'elle peut revendiquer sans votre

. Vous savez, c'est comme ces produits

qui fanfaronnent « hy appointment to

Majesty ». Suzanne est devenue ce qu'elle

sans avoir eu besoin de votre « appoint». Vous êtes un peu emmerdant, mais vous'êtes pas tout-puissant quand même ! Ce côté

patronnesse, coureuse de soldes et fiches, elle n a pas eude vous pour se la fabriquer la panoplie. C est de nature, comme on dit. Elle a ça dans le sang, ce côté Jepoussettecommente Je juge et Je. C'est épuisant,moi, ça m épuise, mais c'est le revers de ses médailles, et Dieu sait'elle en a des médailles, hein ?

Oui. Dieu doit le, lui... Tu veux boire quelque?

Non merci.

Une tisane peut-être ?

Non, non. Je préfère m'enivrer tout doucement...

Bon... eh bien je vais te laisser tranquille.

Pierre ?

Oui.

Je n'en reviens pas.

De quoi ?

De tout ce que vous venez de me...

Moi non plus.

Et Adrien ?

Adrien quoi ?

Vous lui direz ?

Qu'est-ce que je lui dirai ?

Eh bien... Tout ça...

Adrien est venu me voir, figure-toi.

Quand ?

La semaine dernière et... Je ne lui ai pas parlé. Enfin, jelui ai pas parlé de moi, mais je l'ai écouté...

Qu'est-ce qu'il vous a dit ?

Ce que je t'ai dit, ce que je savaiséjà... Qu'il était malheureux, qu'il ne savait plus où il en était...

Il est venu se confier à vous ? !

Oui.me suis remise à pleurer.

Ça t'étonne ?

secouais la tête.

Je me sens trahie. Même vous. Vous... Je déteste ça. Moi,ne fais pas ça aux gens, je...

Calme-toi. Tu mélanges tout. Qui te parle de trahison ? Oùla trahison ? Il est arrivé sans prévenir et dès que je l'ai vu, je lui aié de sortir. J'ai éteint mon portable et nous sommes descendus au. Au moment où je mettais le contact, il me l'a dit : « Je vais quitteré. » Je n'ai pas bronché. Nous sommes remontés à l'air libre. Je nepas lui poser de questions, j'attendais qu'il parle... Toujours ceème de fils à démêler... Je ne voulais rien brusquer. Je ne savais pas où. J'étais un peu secoué moi-même pour tout t'avouer. J'ai pris leséchaux et ouvert le cendrier.

alors ? ajoutai-je.

Alors rien. Il est marié. Il a deux. Il a réfléchi. Il penseça vaut...

Taisez-vous, taisez-vous... Je connais la suite.m'étais levée pour attraper le rouleau de Sopalin.

Vous devez être fier de lui, hein ? C'est bien,qu'il fait, hein ? Ça, c'est un homme au! Un type. Quelle belle revanche il vous offre là ! Quelle belle revanche...

Ne prends pas ce ton-là.

Je prends le ton que je veux et je vais vous dire ce que je... Vous êtes encore pire que lui. Vous, vous avez tout raté. Oui, sousgrands airs, vous avez tout raté etvous servez de lui, de sespour vous réconforter. Je trouve ça minable. Vous m écœurezles deux.

Tu dis n'importe quoi. Tu le sais, n'est-ce pas ? Tu leque tu dis n'importe quoi ?me parlait très doucement.

Si c'était une affaire de coucheries, comme tu dis, nous'en serions pas là, tu le sais bien...

Chloé, parle-moi.

Je suis la reine des connes... Non. Ne me contredisez pasune fois. Ne me contredisez pas, ça me ferait tellement plaisir.

Je peux te faire un aveu ? Un aveu très difficile ?

Allez-y, au point où j'en suis...

Je pense que c'est une bonne chose.

Une bonne chose de quoi ?

Ce qui t'arrive là...

D'être la reine des connes ?

Non, qu'Adrien s'éloigne. Je pense que tu vaux mieux que ça... Mieux que cette gaieté un peuée... Mieux que de te limer les ongles dans le métro en tripotant ton, mieux que le square Firmin-Gédon, mieux que ce que vous étiez devenus tous les deux. C'est choquant,que je te dis là, n'est-ce? Et puis de quoi je me mêle, hein ?, c est choquant, mais tant pis. Je ne peux pas faire semblant, je ttrop bien. Je pense qu'Adrien n'était pas à la hauteur. Il avait chaussépeu grand avec toi. Voilà ce que je pense...

«'est choquant parce que c'est mon fils et que je ne devrais pas parler de luiça... Oui, je sais. Mais voilà, jeun vieux con et je me fous des bienséances. Je te le dis parce que'ai confiance en toi. Tu... Tu n'étais pas si bien aimée. Et si tu étais aussiête que moi à cette minute précise de ta vie, tu prendrais un air offusquésûr, mais tu n'en penserais pas moins...

Vous dites n'importe quoi.

y voilà. Tonair offusqué...

Vous faites dans la psychanalyse maintenant ?

Tu ne l'as jamais entendue, cette voix dans ton forérieur qui te pinçait de temps en temps pour te rappeler que tu n'étais pasbien aimée que ça ?

Non.

Non?

Non.

Bon. Alors je dois me tromper...'était avancé en s'appuyant sur ses genoux.

Moi, je pense que tu devrais remonter un...

Remonter d'où ?

troisième sous-sol.

vraiment un avis sur tout, hein ?

Non. Pas sur tout. Qu'est-ce que c'estce travail de grouillotles caves d'un musée quand on sait de quoi tu es capable ? C'est du temps perdu. Tu fais quoi ? Des copies ? Des moulages

? Tu bricoles. La belle affaire ! Jusqu'à quand

? Jusqu'à la retraite ? Ne me dis pas que tu es heureuse dans ce trou à rats de fonctionnaires...

Non, non, ironisai-je, je ne vais pas vous dire ça,vous.

Moi, si j'étais ton amoureux, je'attraperais par la peau du cou et te remonterais à la lumière. Tu as quelque chose dans les mains et tusais. Assume ça. Assume tes dons. Assumeresponsabilité. Moi, je te poserais quelque part et je te dirais

: « À toi maintenant. À toi de jouer, Chloé.nous ce que tu as dans le ventre. »

Et si je n'ai rien ?

Eh bien, ce serait l'occasion de le. Et arrête de tela lèvre, tu me fais mal.

Pourquoi vous avez tant de bonnes idées pour les autres etpeu pour vous-même ?

J'ai déjà répondu à cette question.

Qu'est-ce qu'il y a ?

J'ai cru entendre Marion pleurer...

Jen'ent...

Chut...

Ça va, elle s'est rendormie.suis rassise en tirant la couverture sur moi.

Tu veux que j'aille voir ?

Non, non. Attendons un petit peu.

Et je mérite quoi, d après vous, monsieur Je-sais-tout ?

Tu mérites d'être traitée comme ce quees.

C'est-à-dire ?

Comme une princesse. Une princesse des Temps modernes.

Pff... N'importe quoi.

Oui, je suis prêt à dire n'importe quoi. N'importe quoi duque ça te fasse sourire... Souris-moi, Chloé.

Vous êtes fou.s'était levé.

Ah... Parfait ! J'aime mieux ça. Tu commences à dire moinsbêtises... Oui, je suis fou, et tu veuxje te dise, même ? Je suis fou et j'ai faim ! Qu'est-ce que je pourraismanger comme dessert ?

Regardez dans le frigidaire. Ilfinir les yaourtsfilles...

Où ça ?

Tout en bas.

Les petits machins roses ?

Oui.

Ce n'est pas mauvais... Il léchait sa cuillère.

Vous avez vu comment ça s'appelle ?

Non.

Regardez, c'était pour vous.

Petits Filous... C'est malin.

Nous ferions mieux d'aller nous coucher, tu ne crois pas ?

.

as sommeil ?me désolais.

Comment voulez-vous que je dorme avec tout ce que nous? J'ai l'impression de touiller un gros chaudron...

Moi, je dénoue ma pelote, toi tuton chaudron. C'estles images que nous employons...

Vous le matheux et moi la mémère.

La mémère ? N'importe quoi. Ma princesse, une mémère..., là, là ! ce que tu as pu dire comme bêtises ce soir.

Vous êtes pénible, hein ?

Très.

Pourquoi ?

Je ne sais pas. Peut-être parce que je dis ce que je pense.n'est pas si courant... Je n'ai plus peur de n'être pas aimé.

Et par moi ?

Oh toi, tu m'aimes, je ne m'en fais pas !

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