Je dis que je vais les emmener. Çafera du bien de partirpeu


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Mais,sommes une grande occasion,é. Nous sommes la plus grande occasion. Je viens dans cette maisonque jeenfant, j'ai pris des milliers de repas danscuisine et crois-moi, je saisître uneoccasion !petit ton suffisant, quel dommage.me tournait le dos et regardait le feu sans bouger.

Chloé, je n'ai pas envie que tu...'aié les nouilles dans l'égouttoir et le torchon par-dessus.

Vous m'énervez. Vous dites'importe quoi.ne pensez qu'à vous. Vous êtes fatigant à

fin. « Je ne veux pas que tu partes. » Mais

vous me dites un truc aussi stupide ?

vous rappelle que ce n'est pas moi qui m'en... Vous avez un fils, vous vous en?grand garçon. Eh bien, c'est lui qui est parti.

'est lui ! Vous n'êtes pas au courant ? Oh, c'estbête. Attendez, je vais vous la, c'esthistoire amusante. Donc, c'était... C'était,éjà ? Peu importe. Adrien, le merveilleux Adrien a fait ses valises l'autre jour.vous à ma place, j

étais étonnée. Ah oui, parce que je ne vouspas dit, mais il se trouve que j étais la femme de ce garçon. Vous, la femme, ce truc pratique qu on emmène partout et qui sourit quand on'embrasse. Donc, j'étais surprise, vous... Le voilà avec nos valises devant l'ascenseur de notrequi se met à geindre en regardant sa montre. Il geint parce qu'iltrès énervé, le pauvre biquet ! L'ascenseur, les valises, bobonne et'avion, quel casse-tête ! Eh oui ! Parce qu'il ne fallait pas le rater'avion, il y avait la maîtresse dedans ! Vous savez, la maîtresse, cette jeuneimpatiente qui vous agace un peu les nerfs. Pas le temps pour une scène de ménage, vous pensez... Etc'est d'un commun les scènes de ménage... Chez les Dippel, on ne vous aappris ça, hein ? Les cris, les scènes,mouvements d'humeur, c'est vulgaire, n'est-ce pas ? Oh oui, c'est. Chez les Dippel, c'est never explain,complain, tout de suite,'est autre chose. C'est la classe.

Chloé, arrête ça tout de!

pleurais.

Mais vous vous entendez ? Vous entendez

vous me parlez ! ? Mais je ne suis pas un, Pierre. Je ne suis pas votre chien, bon

! Je l'ai laissé partir sans lui arracher les

, j'ai refermé la porte tout doucement etje suis là, je suis devant vous,gamines. J'assure. J'assure, vous compre? Vous comprenez ce mot-là ? Qui ayouyous de désespoir, qui ?ne me fai-pas pitiéavec vos petites contrariétés. Vous ne voulez pas que je parte..., Pierre... Je vais être obligée de vous désobéir... Oh, comme je le... Comme je...attrapé mes poignets et les serrait de toutes ses forces. Il tenait mesimmobiles.

Lâchez-moi ! Vous me faites mal ! Vous metous mal dans cette famille ! Pierre,

âchez-moi.

Àavait-il desserré son étreinte que ma tête tombait sur son épaule.

Vous me faites tous mal...pleurais dans son cou oubliant à quel point il devait être mal

à l'aise, lui qui ne touchait jamais, je pleurais en pensant quelquefois à mes spaghettis qui allaient être immangeables si je'allais pas les décoller. Il disait «, allons... » Il disait « Je te demande pardon. » Il disait« J ai autant de chagrin que toi... » Il ne savait plus quoi faire demains.il s est

écarté pour mettre le couvert.

À toi, Chloé.ai cogné mon verre contresien.

Oui, à moi, ai-je répété dans untout de travers.

Tu es une fille formidable.

Oui, formidable. Et puis solide, courageuse... Quoi dencore ?

Drôle.

Ah oui, j allais oublier, drôle.

Mais injuste.

es injuste, nce pas ?

Tu penses que je n aime que moi ?

Oui.

Alors tu n es pas injuste,es bête.

lui tendais mon verre.

Oui, ça, je le savais... Donnez-moi encore de celiquide.

Tu penses que je suis un vieux con ?

Oui.hochais la tête. Je'étais pas mauvaise, j étais malheureuse.a soupiré.

Pourquoi je suis un vieux eon ?

Parce que vous n'aimez personne. Vous ne vous laissezaller. Vous n êtes jamais là. Jamais au milieu de nous. Jamais dans noset nos bêtises, jamais dans notre médiocrité de banquet. Parce que vous n'êtes pas tendre, parcevous vous taisez toujours et que votreressemble à du dédain. Parce que...

Stop, stop, ça ira, merci.

Excusez-moi, je réponds à votre question. Vous me demandez pourquoi vous êtes un vieux con, je vous réponds. Ceci étant dit, je nepas que vous soyez si vieux que ça...

Tu es trop aimable...

Je vous en prie.lui montrais mes dents pour lui sourire tendrement.

Mais si j étais comme tu le dis> pourquoi t'aurais-jeée ici alors ? Pourquoi tout ce temps passé avec vous et...

Parce que, vous le savez très bien...

Parce que quoi ?

Parce que votre sens de l'honneur. Cette coquetterie des bonnes familles. Depuis sept ans quetraîne dans vos pattes, c'est bien la première fois que vous vouséressez à moi... Je vais vous dire ceje pense. Je ne vous trouve ni bienveillant, ni charitable. Je suis. Votre fils a fait une bêtise et vous, vous passez derrière, vous, vous colmatez. Vous allez essayer de reboucher les lézardes commepourrez. Parce que vous n'aimez pas ça lesézardes, hein,? Oh non ! vous n aimez pas ça du tout...

« Je vais vous dire, je pense que vous m'avez amenée ici pourles apparences. Le petit a gaffé, bon, on serre les dents et on arrangec1k> ses sans faire de commentaires. Dans le, vous alliez glisser une pièce auxquand la G.T.I. du petit merdeux avait encore mordu sur leurs semis et aujourd'hui vous aérez lafille. J'attends le moment oùallez prendre votre air douloureux pour m annoncer que je peux compter sur vous. Financièrement, j'entends. Vous êtes undans l'embarras, n'est-ce pas ?grande fille comme moi, c'estcompliqué à dédommager qu'un champ de betteraves...se.

Alors oui... C'était vrai...es bête. Quelledécouverte...

« Tiens, donne-moi ton assiette.était derrière mon dos.

Tu me blesses à un point que tu n'imagines

ême pas. Plus que ça encore, tu me saignes.

, je te rassure, je ne t'en veux pas, je mets

cela sur le compte de ton chagrin...a posé une assiette fumante devant moi.

Mais il y a une chose, quand même,je ne peux pas te laisserimpunément, une seule chose...

Laquelle ? fis-je en levant les yeux.

Ne parle pas des'il te plaît. Je te défie de trouver le moindre champ de betteraves

à des kilomètres à la...était content de lui etde malice.

Hum, c'est bon... Vous allez me regretter comme cuisinièrevrai ?

Comme cuisinière, oui, mais pour le reste, merci bien... Tu'as coupé l'appétit...

Non?!

Non.

Vous m'avez fait peur !

Il en faudrait plus que ça pour m'empêcher de goûter à cespâtes...planté sa fourchette dans son assiette, et a soulevé un amas de spaghettisés.

Humm, comment dit-on déjà ?... Al... Je riais.

'aime quand tu ris.restés sans parler un long moment.

Vous êtes fâché ?

Non, pas fâché, indécis plutôt...

Je suis désolée.

Tu vois, j'ai l'impression de me trouver devant quelque chose d'inextricable. Une sorte deœud... Énorme...

Je voul...

Tais-toi, tais-toi. Laisse-moi parler. Il faut que jeémêle tout ça maintenant. C'est très important.ne sais pas si tu peux me comprendre mais il faut que tu m'écoutes.dois tirer sur un fil, mais lequel ? Jesais pas. Je ne sais pas par quoi ni par où commencer. Mon Dieu,'est si compliqué... Si je tire sur le mauvais, ou si je tire trop fort, leœud risque de se resserrer encore. De se resserrer si fort ou si mal qu'il n'yplus rien à faire et jequitterai accablé. Car vois-tu, Chloé, ma vie, toute ma vie est comme ce poingé. Je suis là, devant toi, dans cette cuisine. J'ai soixante-cinq ans. Jeressemble à rien. Je suis ce vieux con que tu secouais tout à l'heure. Je'ai rien compris, je ne suis jamais monté au sixième étage. J'ai eu peur deombre et me voilà maintenant, me voilà devant l'idée de ma mort et... Non,t'en prie, ne m'interromps pas... Pas maintenant. Laisse-moi ouvrir ce. Un tout petit peu. Je nous resservais à boire.

Jecommencer par le plus injuste, le

cruel... C'est-à-dire, toi...s'était laissé aller contre son.

La première fois que je t'ai vue, tu étais

bleue. Je me souviens, j'étais impres

é. Je te revois encore dans l'encadrement

cette porte... Adrien te soutenait et tu m'as

une main complètement recroquevillée

le froid. Tu ne pouvais pas me saluer, tu ne

pas parler, j'avais donc pressé ton bras

signe de bienvenue et je revois encore lesblanches que mes doigts avaientées sur ton poignet. À Suzanne qui s'affolaitéjà, Adrien avait répondu en riant : « Jeaié la Schtroumpfette ! » Ensuite, il t'a por

ée à l'étage et t'a immergée dans un bain brû

. Combien de temps y es-tu restée ? Je ne'en souviens pas, je me souviens juste'Adrienrépétait à sa mère « Du calme, Maman, du

! Dès qu'elle est cuite, nous passons à

». Parce que c'est vrai, nous avions faim,

, moi en tout cas, j'avais faim. Et tu me, tu saissont les vieux cons quand ils ont faim... J'allais ordonner qu'on dînevous attendre quand tu es arrivée, les cheveux mouillés et le souriredans un vieux peignoir de Suzanne.

«fois, tes joues étaient rouges, rouges, rouges...

« Pendant le repas, vous nous aviez raconté que vous vous étiez retrouvés dans la file'attente d'un cinéma pour voir Unà la campagne et qu'il n'y avait plus de place et qu'Adrien, crâneur

c'est de famille - t'avait proposé un dimanche à la campagne justement,sa moto. Que c'était à prendre ou àet que tu avais pris, ce qui expliquait ton état de congélation avancée puisque tu avais quitté Paris en tee-shirt sous ton imperméable. Adrien te mangeaityeux et ce devait être difficile pour lui car tu gardais la tête toujours baissée. On voyait unequand il parlait de toi, on imaginait donc que tu nous... Je me souviens aussi que tu portais d'incroyables baskets...

Des Converse jaunes, c'est vrai !

Oui, c'est vrai. C'est pour ça, tu peux toujours critiquerque j'ai offertes à Lucie l'autre jour... Tiens, il faudra que je lui, d'ailleurs... Ne l'écoute pas, ma chérie, quand j'ai connu ta mère, elle portait des baskets jaunes avec desrouges...

Vous vous souvenez aussi des lacets ?

Je me souviens de tout, Chloé, de tout, tu m'entends ? Desrouges, du livre que tu lisais le lendemain sous le cerisier pendant'Adrien déboulonnait son engin...

C'était quoi ?

Le Monde selon Garp, non ?

Exact.

Je me souviens que tu avais proposé à Suzanne de débroussaillerpetit escalier qui menait à l'ancienne cave. Je me souviens des regards énamourés qu'elle te lançait en te voyant'échiner au-dessus des ronces. On pouvait lire « Belle-fille ? Belle-fille ? » qui clignotait en lettres de feu devant ses yeux. Je vous avais emmenésmarché de Saint-Amand, tu avais acheté des fromages de chèvre et puis nousbu un Martini sur la place. Tu lisais un article, sur Andy Warhol je, pendant que nous bousculions le flipper, Adrien et moi...

C'est hallucinant, comment faites-vous pour vous rappelerça ?

Euh... je n'ai pas beaucoup de mérite... C'était une desfois où nous partagions quelque chose...

Vous voulez dire, avec Adrien ?

Oui...

Oui.me suis levée pour prendrefromage.

Non, non, ne change pas les assiettes, ce n'est pas la.

Mais si ! Je sais que vous détestez manger votre fromagela même assiette.

Je déteste ça, moi ? Oh... C'est vrai... Encore un truc decon, non ?

Euh... oui, je crois...m'a tendu son assiette ençant.

Garce..

Je me souviens de votre mariage, bienûr... Tu étais à mon bras et tu étais si belle. Tu te tordais les chevilles. Nous traversions cetteême place de Saint-Amand quand tu m as glissé à l'oreille : « Vous devriez m'enlever, je jetterais ces mauditespar la fenêtre de votre voiture et nous irions manger deschez Yvette... » Cette boutade'avait donné le vertige. Je serrais mes gants. Tiens, sers-toi'abord...

Allez-y, allez-y...

Qu'est-ce que je pourrais te dire d'autre encore ?... Je mequ'un jour, nous nous étions donnévous au café en bas de mon bureau pour que je récupère une loucheje ne sais plus quoi que Suzanne t'avaitêtée. J'avais dû te paraître désagréable ce jour-là, j'étais pressé,... Je suis parti avant même que tu aies bu ton thé. Je te posais dessur ton travail et n'écoutais probablement pas les réponses, enfin,... Eh bien, le soir même, à table, quand Suzanne m'a demandé « quoi de neuf ? » sans y croire, je lui ai répondu : «é est enceinte. — Elle te l'a? — Non. D'ailleurs je ne suis pas sûr qu'elle le sache elle-même...

» Suzanne avait haussé les épaules et levé les yeux au ciel mais j'avais. Quelques semaines plus tard, vous nous annonciez la bonne nouvelle...

Comment vous aviez deviné ?

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